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Petite introduction au SHOL :
le « système
hexadécimal omni-littéral
»,
créé en l’année 1989
J.C. = 197 R.F.
Toute l’informatique se base sur le binaire.
Ce système fut développé jadis par le mathématicien Leibniz.
L’hexadécimal n’est qu'une manière plus commode d’exprimer le binaire.
Depuis le milieu du vingtième siècle, au plus tard,
(l’année de la première attestation échappe encore aux chercheurs),
les informaticiens ont été obligé d’étendre le système décimal
traditionnel :
De la même manière qu’un système positionnel en base de
dix nécessite
dix chiffres, le système hexadécimal positionnel en demande seize.
Faute de mieux, on a (provisoirement) ajouté les six
premières lettres
de l’alphabet latin, en définissant A=10, B=11,
C=12, D=13, E=14 et F=15.
C'est le système hexadécimal actuel, couramment employé.
Bien que
opérationnel pour les programmateurs professionnels en informatique, ce
système est, et restera toujours, un système que l'on qualifierait de
«
bricolé ».
La généralisation de l’informatique durant ses vingt
dernières années
amène aujourd’hui les utilisateurs aussi de se servir de
l’hexadécimal.
Et ce processus de la généralisation de l’hexadécimal
n’est
pas prêt de s’arrêter, bien au contraire, il va s’accélérer.
Il est donc grand temps, d’élargir les horizons et de rendre
l’emploi
du système hexadécimal praticable et compréhensible pour tous.
Car sous sa forme actuelle, il ne l’est pas !!!
À part de manquer d’élégance, on reproche notamment au système
actuel
d’être ambigu : Le nombre
« 100 »,
par exemple, représente-t-il
la valeur dix fois dix ou bien la valeur seize fois seize
?,
« 25 »,
deux fois dix plus cinq ou alors deux fois seize plus cinq ?
Certes, différents suffixes ou préfixes selon les
différentes langages
de programmation en informatique peuvent lever cette
ambiguïté,
mais ceci reste fastidieux et une affaire de spécialistes.
Il est clair, pour rendre le système hexadécimal
accessible à tous,
qu’il faut de nouveaux chiffres, des représentants tous
de la même trempe.
Répondons aussi à la question, si le décimal serait
plus
«
naturel » que le système
hexadécimal.
Premièrement, nous renvoyons au fait que depuis l’aube de la civili-
sation, l’homme a toujours divisé ses mesures par deux, par quatre et par huit, enfin
naturellement aussi par seize, car la division successive par deux est la plus simple.
Deuxièmement, nous affirmons : Savoir compter jusqu’à seize sur ses
deux pouces
et
ses huit autres doigts est une question d’imagination, de technique et d’apprentissage.
Ce qui manquait jusqu’alors, c’est les noms des nombres et les seize chiffres adaptés.
Avant
d’obtenir seize chiffres
cohérents, un choix s’impose :
Première possibilité : De garder les dix chiffres
traditionnels (0 & 1-9)
et d’inventer, ex nihilo, les six représentants manquants sous
forme
de chiffre deux ou de chiffre cinq, spéculaires ou
retournés...
Deuxième possibilité : De prendre seize symboles
existants et connus
de tous, et de leur donner respectivement une valeur bien
définie,
après les avoir hiérarchisés selon des critères concevable pour tous.
L’auteur n’a pas hésité dans son choix,
c’est décidément la seconde alternative qu’il
a retenu.
Quels sont ces seize symboles existants et connus de tous ?
Ce sont nécessairement des lettres.
Notre alphabet latin moderne en compte vingt-six.
Conclusion : Dix de trop !
Quels sont ces dix lettres non retenues pour être chiffres ?
D’abord
les cinq
voyelles
a,
e,
i,
o
et
u.
(Depuis, les voyelles aussi, en rentrant dans
les multiples
et sous-multiples d’unité, se sont vu affectées
des valeurs hexadécimales.
Elles ont été classées en suivant le trapèze
phonétique des voyelles :
i = × 1, e = × 16,
a = × 256, o = × 4096 et u =
× 65536.)
Puis, les cinq autres lettres non retenues sont
les cinq consonnes spéciales et
« célibataires »
suivantes :
les deux consonnes
M et
N,
(variantes
nasales de B et de D)
la consonne
latérale
L,
la consonne
vibrante
R
et la consonne laryngale H.
( Encore que, cette dernière lettre, l’hache,
peut représenter la plénitude : seize ;
par exemple dans des listings, si on sait d’avance que l’on ne dépassera pas
ce nombre.
Mais attention, restez prudent, car ici on
sort de la caractéristique la plus importante
de tous les systèmes de calcul modernes : le principe positionnel.) Les seize consonnes restantes, obtenues par élimination
sont donc :
Bb, Cc, Dd, Ff, Gg, Jj, Kk, Pp, Qq, Ss, Tt, Vv, Ww, Xx, Yy & Zz.
Un constant principe de classification des chiffres-lettres hexadécimaux
est qu’une consonne sonore est toujours suivie par son
antagoniste sourd.
La lettre B, plosive bilabiale sonore, se voit affecté la
valeur «un»,
La lettre K, plosive buccale sourde, se voit affecté la
valeur «douze».
Entre les deux, les valeurs s’accroîtrent, comme le lieu de
la phonétisation
des consonnes se déplace : labiales,
alvéolaires et buccales, partant
du bout des lèvres, en rentant de plus en plus
profondément dans la bouche.
Ce qui donne :
1
= B sonore, plosif, bilabial
2
= P sourd, plosif, bilabial
3
= V sonore, fricatif, labiodental
4
= F sourd, fricatif, labiodental
5
= Z sonore, fricatif, alvéolaire
6
= S sourd, fricatif, alvéolaire
7
= D sonore, plosif, alvéolaire
8
= T sourd, plosif,
alvéolaire
9 = J sonore,
chuintant, post-alvéolaire
10 = C sourd,
chuintant, post-alvéolaire
11 = G sonore, plosif,
buccal
12 = K sourd, plosif,
buccal
Les trois valeurs suivantes sont
:
13 = Y sonore,
spirant, palatal
14 = X sourd,
spirant, buccal
15
= W sonore, spirant, vélaire
(labialisé)
Pour ces cinq dernières consonnes, le lieu exact de leur phonétisation est variable.
Certes l’ "
Y
" (yod) reste toujours palatal et le "
W
" (wav)
toujours labio-vélaire.
Mais le "
K
", le "
G
" (gué) et l’ "
X
" (xi) peuvent être plutôt
palatal s’il précèdent
une voyelle antérieure (i et é), ou bien alors, plutôt vélaire
devant une voyelle
postérieure (o, ou bien ou).
Le choix a été fait, de parachever d’abord la suite des
douze consonnes que nous pouvons appeler classiques, avant de poursuivre avec
la semi-consonne palatale "y", puis la lettre « xi », une fricative
sourde, centrale
et puis enfin la
seconde semi-consonne "w", qui est une vélaire labialisée.
Reste encore à attribuer la
valeur zéro :
0
= Q sourd, plosif, laryngal
Le "
Q
" se dit qamza et se prononce donc dans l’idéal un peu comme un hache dit aspiré.
Par chance ;-) cette lettre rappelle typographiquement au chiffre zéro.
Sans exception aucune :
Tous les chiffres impairs sont rendus par des
lettres sonores,
les chiffres pairs comme le zéro par des consonnes sourdes.
Il s’agit là d’une « idée idéale » des lettres et de
leurs valeurs phonétiques.
Mais, cette idée va devenir l’idée commune à travers
toutes les cultures.
Nul besoin, tout de même, de se lancer dans des réformes
orthographiques
à tort et à travers. Car, tout le monde sait, ceci est
très délicat.
Mieux vaut-il, dans la matière, de ne pas de changer du
tout, qu’un
changement mauvais. L’auteur n'en a aucune proposition in
petto.
Ce qui ne veut pas dire, que toutes les modifications
orthographiques
soient exclues à jamais. Mais, s’il y a des changements, il
vaut mieux que
toutes les langues aillent dans la même direction. À cela,
le SHOL contribuera.
La raison pour laquelle une « idée idéale » n’est pas réalisé, d’ores et déjà
dans aucune de nos langues occidentales est historique. Nous en reparlerons.
Ainsi la suite hexadécimale de www.florencetime.net est définitivement :
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« Bé, pé, vé, èf, zède, ès, dé, té, ji, ché, gué, ka, yod, xi, wav, q...a.m.z.a.. » |
L'ordre lexicographique
des 26 lettres de l'alphabet est:
| Q |
B |
P |
V |
F |
Z |
S |
D |
T |
J |
C |
G |
K |
| Y |
X |
W |
H |
I |
E |
A |
O |
U |
M |
N |
L |
R |
Ainsi, la première entrée
d'un dictionnaire français est le mot «qui», la dernière «runes».
D'où l'expression connue :
« Il connaît tous les mots
de qui à runes. »
;-) |